« Voilà plus de vingt ans que nous nous battons pour que ces changements essentiels aient lieu en France. En 2001, nous avions gagné toutes les batailles juridiques et législatives. Il n’y avait plus qu’à appliquer ces dispositions, pour le plus grand bien du pays. Pour son malheur, la France a réélu Jacques Chirac président de la République en 2002. Ce faux homme de droite — en réalité un socialiste à peine dissimulé — s’est institué « garant de la Sécurité sociale » et a mis tous les moyens de l’État au service du maintien illégal du monopole. Nicolas Sarkozy s’était engagé à appliquer les dispositions européennes et nationales. Tout aussi socialiste que son prédécesseur, il n’en a évidemment rien fait et, sous son règne, l’illégalité s’est poursuivie. »
— Claude Reichman, 24/12/2011

« Les pouvoirs publics n’informent pas loyalement les Français des véritables conséquences des directives européennes 92/49/CEE et 92/96/CEE, complètement transposées dans le droit national et qui abrogent le monopole de la sécurité sociale. Il est grand temps que le gouvernement dise la vérité aux citoyens, afin de leur faire connaître les droits qu’ils tiennent des lois de la République. »
— Jean-François Prévost, L’Enjeu, septembre 2005

« Les directives européennes ont été transposées dans la loi française en 2001, et seule la tyrannie du statu quo et une peur irraisonnée de la part des hommes politiques ont empêché leur application pratique. […] Pourquoi jugerait-on le citoyen suffisamment mature et autonome pour pouvoir voter et influer sur l’avenir de son pays, mais pas pour choisir par lui-même sa propre assurance santé (comme peuvent le faire les Allemands, les Hollandais ou les Suisses) ou se constituer une épargne-retraite et cotiser à un fonds de pension (comme le font les Chiliens) ? Pourquoi le priver de la possibilité de gérer sa propre vie comme il l’entend ? »
— Thierry Falissard, La Sécurité Sociale Mise en Concurrence, Libres ! 100 idées, 100 auteurs

« L’Assurance-maladie est − comme son nom l’indique − une assurance et donc fait partie des secteurs qui auraient dû être ouverts à la libre concurrence. Cela n’est toujours pas le cas malgré de multiples rappels à l’ordre de la France par l’Union européenne. »
— Simone Wapler, 15/05/2014

« D’abord, ils nieront la chose. Ensuite, ils la minimiseront. Enfin, ils diront que cela se savait depuis longtemps. »
— Alexandre von Humboldt

Imaginez maintenant un monopole d’Etat sur le secteur alimentaire, une « Sécurité alimentaire », ayant pour objet, à l’instar de la Sécurité sociale, de fournir une « assurance alimentaire, universelle, obligatoire et solidaire » :
– Les cotisations des uns permettant aux autres de se nourrir sans limites ;
– Une « Aide alimentaire d’Etat » (AME) donnant subsistance aux étrangers sur notre sol ;
– Une « Couverture alimentaire universelle » (CMU) pour les plus démunis ;
– Les « pharmacies alimentaires » étant les seuls établissements autorisés à fournir la nourriture ;
– Les « professionnels de la cuisine» étant soumis à un numerus clausus, payés au forfait selon le plat cuisiné, et fortement incité à ne mettre au menu que les plats génériques ;
– Les petits restaurants de province, fermés au profit des systèmes de restauration collective ;
– Et enfin, l’obligation de souscrire une assurance alimentaire complémentaire, car les portions servis par le système général restent trop congrues, et sauf à bénéficier de la CMU ou de l’AME vous n’avez pas le droit au dessert et aux meilleurs restaurants gratuits.
Vous y êtes ?
Cela parait délirant, et pourtant, nous l’avons fait pour le secteur de la santé…
— Laurent C

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