Article publié par Colporteur sur Mediapart, le 28 janvier 2015

Lundi 14 juillet 2014, RMC. Éric Brunet veut comprendre pourquoi  le RSI (Régime social des indépendants) cause la ruine de tant de personnes. Il fait fort : dans le studio Claude Reichman, l’homme qui veut briser le monopole du RSI et, au téléphone, le président national du RSI, Gérard Quevillon.

Le débat à peine commencé, on sent déjà Claude Reichman prêt à dégainer son arme secrète. Assurément, il s’est préparé à la confrontation. Preuve en est donnée quelques minutes plus tard lorsqu’il lance à la face de son contradicteur ce qui doit être  la botte de Nevers, l’estocade imparable qui cloue l’adversaire : « vous êtes communiste donc ».  L’injure fait mouche, Gérard Quevillon offusqué hausse le ton : « J’ai pris ma carte du RPR, j’avais 17 ans et j’ai 66 ans, monsieur. » Un souffle de maccarthysme traverse le studio, il est temps pour Éric Brunet de faire intervenir  son joker de gauche, le socialiste Michel Issindou, auteur d’un rapport sans surprise sur la réforme des retraites. Retraité de la fonction publique, il va parler de la retraite des indépendants, il sait au fond de lui qu’il manque de crédibilité. Michel Issindou se concentre, il a 1 minute 30 pour faire bonne figure, c’est à sa portée se persuade-t-il. Démarrage en douceur « Il ne mérite pas tant d’ingratitude ce régime »,  puis déjà virage un peu serré « je peux entendre qu’il y ait quelques mécontents et c’est ceux-là que vous entendez » et finalement dérapage « il faut se méfier des sensations, comme on reçoit le décompte assez peu régulièrement et que les commerçants ne sont peut-être pas très attentifs à vérifier ce qu’ils ont payé le mois d’avant… ».

1 minute et 30 secondes, c’était trop demandé. Issindou n’a pu éviter de transformer sa méconnaissance du terrain en mépris. Un commerçant reçoit son appel à cotisation tous les mois ou les trimestres mais, comme il n’est pas très futé nous dit en substance Issindou,  et qu’il ne sait pas bien compter de surcroit, le commerçant ne sait plus très bien ce qu’il paie. Alors ? Alors, le commerçant, il râle pour rien. Il râle par nature, c’est bien connu.

Dimanche14 décembre 2014, M6. La journaliste Elise Richard s’intéresse au RSI. Ce qu’elle va découvrir (les appels à cotisation fantaisistes, le harcèlement des affiliés par le RSI, les conseillers volontairement incompétents) la laisse  « sous le choc », selon ses propres termes dans le Nouvel Obs. Un travail de reportage infiltré de qualité, il est vrai, pourtant Elise Richard passe une nouvelle fois à côté de la question principale, celle qui n’est jamais posée.

LA QUESTION QUI N’EST JAMAIS POSEE

Si la question essentielle n’est jamais posée, celle qui démontre la perversité naturelle du RSI, c’est en partie parce qu’on refuse de réfléchir au sens politique de son matérialisme économique. Pourtant la fondation du RSI et son œuvre ne sont pas neutres.  Le RSI contient, dans sa modalité de fonctionnement, un programme d’anéantissement de l’indépendance du « faire » et oblige les individus à embrasser la doctrine libérale de la compétitivité et de la croissance. Celui qui n’adhère pas au programme est détruit par le RSI.

En voici maintenant la preuve.

Prenons le cas d’un village proche de chez moi. Malika anime le bar-café, lieu de tous les échanges culturels, Marco est réparateur d’électro-ménager et Patrick, paysagiste et élagueur.

Malika, comme Marco, comme Patrick, comme de nombreux hommes et femmes qui ont une activité non salariée, se rémunèrent sur leurs bénéfices. Classiquement, pour la brasserie de Malika, le bénéfice (ce qui lui reste après les dépenses) correspond à un sixième de son chiffre d’affaire (le chiffre total des recettes).

Son café, avec un chiffre d’affaire de 76 000 euros annuels ne dégage en réalité que 13 200 euros par an de bénéfice. Ce qui permet à Malika de se verser une rémunération d’un peu moins qu’un smic mensuel net. Comme elle vit à la campagne, qu’elle profite de producteurs à proximité, que ses dépenses sont réfléchies, c’est un choix de vie. Elle veut vivre ainsi, sans entrer dans la course au profit et à la prédation.

Seulement voilà, sur les 13 200 euros qui lui restent par an, le RSI lui réclame 5 670 euros.

Finalement, il lui reste 627 euros par mois pour vivre. A condition de travailler dur.

Selon les modalités de calcul du RSI, quel CA lui serait-il nécessaire d’atteindre pour gagner le smic ? Il lui faudrait dégager un bénéfice de 21 500 euros et payer des charges de 8 260 euros pour que le RSI daigne lui laisser les 13 240 euros qui correspondent à un smic annuel.

Pour y arriver, elle devrait donc dégager chaque année un CA de 129 000 euros(1). Et ce chiffre-là, le café ne l’atteindra jamais. Pourquoi ? Parce que, dans le village de Malika, il n’y aura jamais assez de clients, même avec une excellente descente de bière, pour lui verser 129 000 euros…  Jamais. Ni pour elle, ni pour Patrick, ni pour Marco. Ni pour tous ces métiers qui disparaissent du paysage. Il leur faudrait migrer vers une métropole ou une mégapole pour parvenir à un tel chiffre d’affaires.

Alors si on veut poser la bonne question, il faut considérer que, si le RSI crée une dette sociale  obligatoire sur chaque individu non salarié, et que le montant de cette créance, s’il est bien indexé sur les revenus des individus, n’est cependant pas proportionné aux revenus.

C’est toute sa différence avec l’impôt sur le revenu, lui aussi indexé : moins vous avez d’argent, moins on vous en réclame fort logiquement. A partir d’un certain seuil, on estime que vous prendre encore de l’argent n’a pas de sens. Si vos revenus ne dépassent pas  8 680 euros annuels, vous êtes exonéré car on considère que l’argent qui vous reste suffit juste à conserver une vie décente.

Alors que, si les revenus d’un entrepreneur individuel sont de 8 680 euros annuel, il devra reverser au RSI 4 350 euros. Le régime est tellement aberrant que les indépendants à revenus modestes ont tôt fait de devoir plus au RSI que ce qu’ils gagnent, sans que cela n’étonne plus personne ni ne soulève de débat moral. C’est pourtant un choix de société qui consacre l’injustice sociale.

La bonne question pourrait donc se formuler ainsi

Comment fait-on pour conserver son métier hors d’une grande ville(2) avec des créances réclamées par le RSI non proportionnées aux revenus ?

Aujourd’hui, c’est légalement impossible. Ce n’est pas une opinion, c’est l’indiscutable réalité dont la triste démonstration arithmétique et comptable vient d’être faite quelques lignes plus haut. Et dont la conséquence est bien visible : voyez tous ces métiers qui disparaissent des campagnes et des petites villes. Et ce n’est pas faute de succès ni de clients !

La face cachée du RSI, c’est un choix de société libérale, celui que la non-proportionnalité des créances aux revenus induit : anéantissement du maillage social du monde rural, augmentation de la masse salariale disponible pour les grandes structures, reconquêtes de marchés pour les structures organisées en réseaux. Et paupérisation massive des non-salariés : plus d’activité légale, plus d’indépendance, la misère.

Quand Marco aura disparu, le recyclage des machines à laver et la lutte contre l’obsolescence programmée des écrans plats ne seront plus possible ici. Il faudra commander du neuf tous les quatre ans chez le luxembourgeois ebay. Et porter nos appareils à peine usés à la déchetterie.

Quand Patrick aura disparu, on taillera nous-mêmes les arbres, les vieux n’auront plus de visites et leurs jardins seront moches. Ce n’est pas trop grave. En revanche c’est plus embêtant pour les apiculteurs et la pollinisation des cultures bios. Parce que Patrick, il en a supprimé des nids de frelons asiatiques.

Quant à Malika, elle a déjà fermé son café en réalité. Plus de soirées un peu chaudes à refaire le monde autour d’une bière avec des touristes chinois égarés, plus de concerts mémorables multigénérationnels  et surovationnés de 12 rappels, plus de nouvelles des uns et des autres. Putain, elle nous manque Malika.

 

 


 

(1) En 2006, le chiffre d’affaires moyen des brasseries s’établissait à 191 243 €, soit un revenu annuel de 30 981 €, selon l’Insee. Mais il s’agit d’une moyenne qui cache des disparités profondes entre les brasseries de centres urbains et les cafés de campagne.

(2) 51,8 % des français habitent un village ou une ville de moins de 5000 habitants.

30 COMMENTAIRES

  1. En ce qui me concerne, j’ai décidé d’être en dessous du seuil de pauvreté….Pourquoi! ? et bien; je suis moins taxé, je dors mieux, je retrouve le sourire et je n’ai plus le stress de 35 années d’artisanat.Je plains les jeunes indépendants qui sont pris corps et âme par les administrations d’état..Encore deux années a tirer, et tchao, je vends tout, je me casse au Portugal dépenser ma retraite de misère, et avec la vente de mes murs, ça va le faire. L’Etat et ses hauts fonctionnaires devront se mettre à la diète si nous faisons tous la même chose. ON NE VIT QUE LE MOMENT PRESENT. ADIOS LES POLITICIENS ASSIS SUR LEURS SUPER, SUPER, SUPER PRIVILEGES. Bande d’enfoirés et démocratie de merde. Ah! ça fait du bien de se lâcher !!!

  2. ce que ne dit pas l’article, c’est que lorsque nous versons le minimum de cotisation RSI pour faute d’avoir un chiffre d’affaire suffisant, et bien ceci ne donne que 1 trimestre de retraite par année si l’année a été complète, j’en ai fait l’amère constat, ne m’en suis aperçue que lorsque j’ai eu ma reconstitution de carrière, si je l’avais su en temps et en heure, j’aurai stoppé mon entreprise immédiatement. aujourd’hui il me manque 15 trimestres de retraite à cause de cette triste période de ma vie. ce qui va baisser considérablement ma retraite. Alors non tous les commerçants ne trichent pas, parfois le chiffre d’affaire est loin de nous donner un salaire, si j’ai tenu 3 années c’est que je vivais sur le salaire de mon époux.

  3. Il n y a pas de solution sauf être salarié ou chômeur ou fonctionnaires ou partir de france fermons toute les entreprise puisque les patron gagne trop de argent paraît il ( écoutez la propagande syndicale) licenciont tout le monde et démerdez vous

  4. Les charges sociales RSI a 50% du revenus ne comprennent pas la mutuelle ,les indemnités journalière , pas de retraite ou si peu, pas de congés payés , pas le droit d être malade ou accidente ou l ETAT vous vole votre maison …. Pour ceux qui n ont que des DROITS les autres sont mis en esclavage et endettés à vie

    • Je confirme et ajoute même avec deux infarctus du myocarde en 2010 et 2013 pour mon mari, il doit continuer de bosser au jour d’aujourd’hui, côté revenu c’est de 0€ / mois à 1000€ au mieux !!! il avait 20€/jour d’indemnités journalières au bout d’un mois d’arrêt maladie en 2010, aucune rentrée d’argent à ce moment là ; ni pr l’entreprise et donc rien non plus pour notre foyer familial de 5 personnes pendant plus de 3 mois: rappel : « arrêt maladie pour infarctus »!! , et toute les cotisations dite obligatoire à devoir au RSI !!! On a fini au restau du cœur!! Et oui , pas droit à la CMU ni RSA ( juste 2 aides d’urgence de l’assistante social de 150€ l’un et 200€ le second; sachant que, chaque aide , était pour 30 jours chacun pour 5 dont 3 ados !! ) ; parce que ARTISAN , mais aussi parce que lorsque vous avez un enfant apprenti sachez que oui on ne déclare pas ses « revenu » au impôt c’est « cadeau » mais pour avoir la CMU ou RSA ou l’aide à EDF pour l’électricité ou AIDE A UNE COMPLEMENTAIRE SANTé, là , vous déclarez ses mini revenu, et oui là ça comte dans les « dit revenu » du foyer ! et hop ON A DROIT A RIEN !!!
      VIVE LA FRANCE!! Heureusement que les restau du cœur existent malheureusement !! Ils nous on encore soutenu tout 2014 quasiment !!
      Voilà la réalité !!

  5. Vous savez Pascal, qu’il y a des commerçants, je ne parle pas des bars, qui sont très honnêtes !! moi je le suis en tout cas … vous ne comprenez pas l’article car vous ne vivez pas les exemples qu’il donne, moi je le vis… c’est du quotidien … 53 % de mon BENEFICE part au RSI … du coup je n’ai QUE 500 € pour vivre par mois, je n’ai ni aides de l’état ni le droit d’être malade, je continu par amour de mon métier et grâce à l’aide précieuse de mes amis… donc avant d’accusé regardez autour de vous, car je ne suis pas le seul, loin de là, à survivre comme ça …

  6. Je constate à la lecture des différents commentaires que l’on est finalement tous d’accord sur un point le RSI est une aberration totale. Certes on peut toujours essayer d’adopter des solutions existantes différentes pour éviter de devoir en passer par cet organisme avec des méthodes plus que contestables. Mais certaines professions n’ont pas le choix. Je prends pour exemple précis les buralistes- tabac qui doivent être en nom propre, les agents commerciaux en immobilier idem. Pour cela pas le choix et j’en parle en connaissance de cause. Le régime auto-entrepreneur, excellente idée pour se lancer ou tester une activité, mais pas pour un projet à long terme et d’envergure. Reste la SAS pour les professions qui peuvent y avoir accès. Mais là nos politiques vampires sont entrain de prévoir le coût devant le succès de ce statut. Les dividendes vont aussi faire l’objet de charges …..et devinez lesquelles …RSI. Quand au chômage pour un gérant de SAS, et son épouse, il faut faire TRES ATTENTION, pôle emploi rejette bien souvent les dossiers.
    Denier point concernant les taux de cotisations entre un salarié et un TNS. FAUX, les salariés payent moins qu’un TNS. Je vous invite à vous connecter sur la page FB SNE PACA ou SAUVONS NOS ENTREPRISES. Belle démonstration réaliste sur la base des données RSI et URSSAF, l’écart entre les 2 est flagrante : plus de 10% pour les TNS avec des avantages moindres sur tous les points.

  7. Merci…..Patricia

    Moi aussi je suis artisan et je compte bien me tirer du RSI.
    Je suis en arrêt maladie car je me suis bloqué le dos et fini au urgence sous morphine. Bon bref.
    Le RSI me verse 20€ par jour après les 7 jours de carence. Donc après la carence ça me fait à peu près 600€ pour 30 jours et je dois toujours cotiser 350€.
    Donc il me reste 250€ pour faire tourner ma Sté et payer les crédits !!!
     » Ce qui est bizarre c’est qu’ un chômeur après la fin de ses droits a le RSA qui doit être d’environ de 500€ +ou- net d’impôt et en plus une couverture sociale gratuite.
    Et moi qui ait créé une Sté depuis 1997 et qui n’ a jamais dépasser les 2000€ de salaires comment je peux toucher moins que le RSA , Alors que je me troue le Cul pour survire.
    TROUVER L’ERREUR……………….
    Je remercie le RSI « d’être là quand on a besoin de lui. »
    Comme le RSI est une bonne sécu je compte bien mettre tout en œuvre pour partir du RSI, et encore merci le RSI DE ME DONNER DES AILES POUR PARTIR.

    AU REVOIR DISAIT GISCARD D’ESTAING…………………………..

    JPB ENTREPRISE depuis 1997….

    • Buron …de rien. Par contre, vous n’auriez dû avoir que 3 jours de carence car séjour à l’hôpital et arrêt maladie fait par l’hôpital c’est 3 jours de carence. S’ils vous ont appliqués 7 jours, il ne faut pas hésiter à les recontacter car erreur de leur part. Même si ça ne fait pas beaucoup, il ne faut pas leur faire de cadeau, ils ne vous en font pas non plus. Et vous êtes la preuve évidente que le RSI n’est pas le bon régime pour un travailleur indépendant.

  8. Quant aux propos de Pascal. Je vous suggère, Monsieur, de faire un stage d’un mois à la place de Malika. Et quand je dis à sa place , je précise totalement à sa place, c’est à dire en tant que chef d’entreprise dans un bar. Et on en discute ….si vous arrivez à tenir un mois !!!!!!

    • Madame, Vous tombez bien car je suis justement chef d’entreprise et notamment d’un bar restaurant. J’ai effectué un choix différent car j’ai choisi un statu de SAS et non de SARL en étant gérant majoritaire. Donc pour bénéficier de 7;530 € net de charges (exemple donné dans l’article, l’entreprise doit payer environ 6.900 € de charges à comparer aux 5.670 € du RSI (je n’ai pas vérifié ce chiffre qui est donné dans l’article).
      Donc je suis tout à fait d’accord avec vous les taux de charges sont beaucoup trop élevés. Personellement je pense qu’il faut 1 système simple (pas de RSI qui coute moins cher que les charges sociales des salariés), mais un système avec des taux beaucoup moins élevés pour TOUS.
      En revanche il faut que chaque gain soit taxé. C’est la seule solution pour que les taux baissent. Chaque sommes gagnée doit être taxée, c’est normal, mais à un taux faible et de la même manière pour tous. A quoi sert de pouvoir créer des sociétés avec des structures aussi variées que Autoentrepreneur, Entreprise individuelle, SARL, SAS, SA, SC, SNC, etc…avec chacune leurs avantages fiscaux distincts ?
      Je dis donc la même chose que vous mais je maintient qu’un article aussi mauvais, mélangeant des choux et des carottes ne sert aucune cause.

      • Bonsoir Pascal,

        Cet article n’est pas mauvais du tout et je crois que vous l’avez lu un peu vite. L’auteur ne mélange pas l’impôt sur le revenu et les charges sociales, il dit juste que les deux sont indexés sur les revenus mais que l’un est proportionné et que l’autre ne l’est pas.

        Je suis d’accord avec vous et c’est pour cela que je ne comprends pas que vous ne soyez pas d’accord avec cet article. Ce que semble dire l’auteur entre les lignes, c’est qu’il faut proportionner les prélèvements sociaux du RSI aux revenus réels. Pour moi, la démonstration est limpide pour une fois. Peut-être parce qu’elle est chiffrée avec des cas réels et que j’ai refait les calculs, ils sont exacts.

        • Mais c’est bien ce que je dit. Le RSI, c’est la secu, la retraite (pour faire simple je vous l’accorde) donc la meme chose que les charges sur les salaires. Les charges ne sont pas proportionnelles non plus. Le Rsi coute moins cher que les charges salariales. Normal les prestations sont moins bonnes.
          Mais oui les charges (Rsi, ursaff et autres) sont trop elevees. Mais je m’oppose au journaliste qui melange tout. Apres avoir paye le Rsi (ou les charges) il faudra encore payer l’impot qui lui sera proportionnel.

          • C’est ça, en fait on est tout à fait d’accord, on a juste deux lectures différentes de l’article.

            Parce que je crois que la portée cet article est vraiment limité aux petits revenus (j’écris « petits » sans condescendance) : ils gagnent peu, ne peuvent espérer gagner plus, et le RSI rend impossible de continuer leur métier, même si ce métier parait très utile.

            C’est quand même un sacré problème. A partir d’un certain revenu, on râle parce que les charges (TS ou TNS) sont trop lourdes, on paie de impôts par dessus, il ne nous reste pas grand chose, mais au moins on peut travailler.

            Même pas pouvoir travailler, c’est dur quand même…

  9. Même si le calcul mathématique est totalement exact, et que la logique exprime que l’on ne peut donner ou plutôt on ne peut nous pendre plus que ce que l’on a, le problème est dans le cas présent totalement différent. Il ne s’agit là pas de contribution à la solidarité fiscale du pays, mais du paiement de nos charges pour pouvoir nous assurer une retraite décente, une couverture maladie et le bénéfice à des allocations familiales pour faire face aux frais d’éducation de nos enfants. Et là on est devant un réel problème qui démontre de façon évidente que le fonctionnement et le mode de calcul du RSI n’est pas adapté au statut du travailleur non salarié et qu’il conviendrait de remettre ce système et sa gestion totalement à plat.

    • Bien d’accord avec vous Patricia, le systeme est a revoir, il est normal de payer des charges sociales en tant qu’independant mais nous n’avons pas le même sens du mot « proportionnalité » avec les enarques !!! Il n’y a que ceux qi ont payés ce p…. de RSI qui peuvent vraiment comprendre, sans vouloir être insultante et médisante pour celles et ceux qui n’ont jamais été a leur compte. J’en suis sorti et je suis « malheureusement » contente de redevenir employée !! C’est dommage mais c’est tellement démotivant ce système……

  10. Cher Pascal, déjà j’ espère que Malika s’ en est mis encore plus dans la poche que ces malheureux 20% que vous suggérez. Voler des voleurs ce n’ est pas du vol. Maintenant, malheureusement cela n’ a pas suffit puisqu’ elle a fermé son établissement. Sachez que 6 bars-restos ferment chaque jour en France à cause des charges trop élevées. Vous n’ êtes pas sans savoir que le chômage est le problème aujourd’hui en France. Manifestement ce n’ est pas celui de nos gouvernements. Si ça l’ était, on arreterait de tabasser fiscalement les entreprises et tous ceux qui créent de la richesse. Arrêtons de faire supporter un seul centime de charge sur les gens qui travaillent et vous verrez qu’ il n’ y aura plus un seul chomeur en France. Mais on préfère nourrir les syndicats et autres parasites avec une sécu sociale de type maffieu.

  11. tout comme votre commentaire qui laisse entendre que les commerçants sont mal-honnête.
    même si je suis d’accord avec vous en ce qui concerne le parallèle entre le RSI et l’IR effectivement il faut le comparer au charges sociales.

  12. Désolé mais vous ne connaissez pas plus le terrain manifestement.
    Vous semblez oublier volontairement ou non 2 elements.
    Malika, comme la majorité des bars, detourne environ 20% du CA avant de le declarer. Son CA eeel est surement plus proche de 95.000€. Elle a donc deja pris environ 19.000€ qui supportera jamais l’impot, l’Isf, les frais de succession…
    Ensuite, vous indiquez que les salariés beneficient d’un impot progressif… Vous parlez là de l’impot sur le revenu ! Le RSI ne se compare pas a l’impot sur le revenu mais aux charges salariales ET patronales payees avant de verser le salaire net au salarié.
    Votre article est manipulateur.

    • N’importe quoi. Répondez d’abord à la question : Comment fait-on pour conserver son métier hors d’une grande ville avec des créances réclamées par le RSI non proportionnées aux revenus ?

      Et une fois que vous aurez posté votre réponse, on pourra débattre. On s’en fout bien de savoir que le RSI prélève des charges et non des impôts dès lors qu’il empêche d’exercer un métier ! On parle de la réalité ici, pas de théorie fiscale !

    • Bonjour
      D après vous ,pourquoi , la pratique des 20%,si elle existe vraiment, est -elle pratiqué ? Etes vous , vous même capable de vivre avec 8700 net par an sans aucune aide d état ? Avez vous comparez deja comparé dans le détail les garanties des différents regimes ?
      Toute personne pouvant répondre à ces questions sait qui manipule qui !

    • Et voilà la connerie humaine dans toute sa splendeur! !commerçants fatalement fraudeurs. .comment pensez vous que l’on paye les emprunts si on ne remet pas d’argent en banque ???vous êtes d’une stupidité effarante.

      • En travaillant de dix h a minuit non stop Sans week end le RSI me compte deux trimestres travaille par an !!! Un chômeur a 4 trimestres et un etranger a 1161 euros de retraite sans ne jamais avoir cotisé !!! L esclavage des indépendants pour nourrir l ETAT ! Ceux qui n ont que des DROITS ne savent pas l argent ne tombe pas du ciel ! Les autruches esclavagistes continue a faire des grèves sans voir qu’ils sont totalement privilégies et payés par des esclaves

    • Pascal vous feriez mieux de tourner 7 fois votre langue dans votre bouche avant de dire des inepsys pareille.
      1/ Effectivement Malika détourne 20%, mais non pas de son CA, mais de ses recettes!!!
      2/ Que vienne faire l’ISF et les frais de succession dans un discours traitant des charges d’une entreprise unipersonnelle??!!!
      3/ Le RSI n’a rien à voir avec les charges salariales qui sont elles, gérées par l’URSSAF. Et si vous avez des employés vous payez les deux, le RSI pour vous et l’URSSAF pour vos salariés.

      Monsieur Pascal, maman me disait quand tu sais pas tu te tais!!!!!

      • Ce sera mon dernier message car manifestement, ce n’est pas un espace de débat mais d’expression non construite et insultante.
        Pour info : Quand vous achetez un fonds de bar, si celui ci est tenu par le patron, on considère un détournement de 25%, pour un restaurant on considère 15%. Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les vendeurs !
        Pour le montant des charges salariales pour un Président de société, je vous donnes les éléments de mon dernier bulletin de salaire : Coût : 2.940,28 € , Montant net versé : 1.490,48 € soit 1.449,80 € de charges sans droits au chômage, sans droits à congés payés,…

        Je reviens donc à ma proposition : un taux d’imposition identique, quel que soit le statut, mais qui prend en compte TOUS les revenus.
        Et l’important et qu’est il fait de cet impôt ?

        • Le probleme n’est pas tant votre proposition, ou je pense beaucoup seront d’accord.
          Le probleme est que vous critiquez l’article avec de faux arguments, et que vous osez le taxer de manipulateur.
          Par ailleurs ce que vous dites plus haut est bien étrange.
          Si vous vous êtes président de société, vous n’etes pas en SARL mais en SAS pour le moins. Vous n’avez normalement pas de salaire mais des dividendes.
          Si vous avez un bulletin de salaire c’est que vous etes salarié de la société.
          Si vous êtes salarié, vous n’êtes pas au RSI, mais à l’URSSAF. Et donc vous cotisez au chômage et aux congés payés.
          Votre discours est plein d’incohérence…

    • Quelle belle conclusion ! Si Malika avait , comme vous le laisser entendre, détournée 20% de son chiffre d’affaire pour vivre, elle n’aurait surement pas fermée sa brasserie a ce jour. Malheureusement c’est l’article qui est très représentatif de la situation des artisans et commerçants de France !! Vous allez en avoir un exemple concret le 9 mars 2015 ( mais visiblement vous n’en serait pas !!) Vous serez plus surement derrière votre bureau bien au chaud dans un quelconque organisme d’état ! A bon entendeur !

    • Vous connaissez le bar de Malika ou cela est une supposition ? Si Malika gagnait tant de « black » pourquoi a t elle ferme son bar pour se retrouver dans une situation sans chômage sans indemnité sans aide car travailleu

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