Le dogme de la SS en question ! | Le Journal Toulousain

Pas de méprise : il ne s’agit pas d’évoquer la SchutzStaffel, mais la sécurité sociale… Quoique l’intimidation psychologique de cette dernière n’est pas sans en rappeler certaines méthodes de la première ! Et oui, en France, s’il est un sujet économique qui ne doit pas en être un, c’est la santé. “La santé n’a pas de prix”…  Enfin pour celui qui ne veut pas voir ou savoir. Ainsi la SS française prétend que la concurrence ne lui est pas applicable parce « qu’elle n’exercerait pas une activité économique ». Elle estime ne pas poursuivre, en sa qualité d’organisme de droit public, un but lucratif. Dans les faits, ceux qui vivent sur le dos de l’insécurité sociale des autres poursuivent sans aucun doute un but lucratif, à commencer par le personnel de la SS qui n’est pas bénévole ! De plus, affirmer que cette activité qui manie des budgets considérables (1/4 du PIB rien que pour la part obligatoire), n’est « pas économique » relève de l’asile psychiatrique. La plupart des cotisants ignorent les mécanismes de prélèvements que leurs revenus subissent. Parmi ceux qui ont conscience que l’activité de la SS est devenue nuisible à l’économie, des indépendants, pour leur survie, ont décidé de dire stop au monopole qui les rackette. Même si l’arsenal juridique répressif de la France collectiviste tente de les intimider, l’abcès se percera s’il le faut devant la Cour européenne.

 « L’abcès se percera s’il le faut devant la Cour européenne »

Les faux-droits dits « sociaux » ne peuvent venir bafouer les vrais droits naturels. Le pouvoir politique commence à prendre la mesure du risque d’implosion du système. Car la SS n’a plus rien d’universel. Quelques puissantes corporations disposent même de rentes de situation au détriment de tous. Les budgets de la SS sont gérés de manière opaque par des syndicats de patrons et de salariés qui ont perdu toute notion de la réalité quotidienne vécue par les indépendants et patrons de PME. Et ce fumeux paritarisme distribue des prébendes à près de 100 000 administrateurs de la SS. Comprenons pourquoi la réforme est impossible … Pourtant pas français ! L’état laisse supposer que le monopole de la SS existe toujours. La loi joue sur les mots afin de ne pas enfreindre la législation européenne. Mettre en cause le monopole à la soviétique ne signifie pas priver les français de protection sociale face à la maladie. Si seulement les conséquences de ce monopole ne frappaient que les personnes qui persévèrent dans l’erreur. Et face à ses contradictions, le français est-il prêt à quitter son statut d’assisté social pour devenir enfin responsable ? Faut-il attendre l’effondrement final pour prendre conscience que ce système était voué à l’échec ? Le monopole du financement doit faire place à la concurrence pour sortir de cette impasse autodestructrice.

Par Patrick AUBIN

Note du Mouvement des Libérés : les organismes de sécurité sociale français ne sont pas, comme le dit l’auteur, des organismes de droit public, mais bien des organismes de droit privés (associations, mutuelles, unions de mutuelles, sociétés d’assurance) pour lesquels l’Etat a mis en place un cartel sous forme de régimes obligatoires par branches professionnelles sans aucun appel d’offre préalable et sans concurrence entre ses organismes privés. 

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