25 octobre 2015. Paris

Je quitte mes amis libérés après le congrès national. Direction l’aéroport Éric Lacaille me véhicule aimablement bien avant l’heure. J’arrive à Orly sud. L’enregistrement et le contrôle de police sont des formalités expédiées en quelques minutes grâce au passeport d’urgence obtenu 72 heures plus tôt.

Je décolle à 21H30 à bord d’un Boeing 747. Une première pour moi. Direction l’île de la Réunion.

Éric Marcely m’attend à l’aéroport pour une semaine très intense. Sous l’impulsion du CSAPR nous animerons 4 conférences dans l’île, Mercredi, Jeudi Vendredi et samedi. Une campagne d’affichage 4×3 est en place depuis quelques jours. Ça promet ! Cette île de l’océan indien situé à 700 kilomètres à l’est de Madagascar et 170 kilomètres au sud-ouest de l’île Maurice, terre la plus proche, regorge décidément de ressources intarissables concernant la liberté.

1 Avec Eric

Des mon arrivée Éric m’accueille à l’aéroport, il est midi environ, nous rejoignons Franck Sanson pour déjeuner, et parler de l’organisation de la semaine.

Franck acteur incontournable du CSAPR, originaire de métropole, ayant travaillé dans l’administration pendant plus de 20 ans, démissionne en 2008 pour tenter l’aventure de l’indépendance, en tant qu’agent immobilier à la Réunion. Bien lui en prit, vendeur née, il trace sa route et réussit une brillante entreprise. Libertaire dans l’âme, il refuse le mensonge de l’état et rejoint cette année le CSAPR et le mouvement des libérés en tant que membre TRÈS actif. Il coordonnera par exemple l’ensemble des documents émanant du CSAPR pour l’obtention de mon passeport…

2Avec Franck et Eric

Mais au fait pourquoi me trouve-je ici ?

Le pot commun que vous avez eu la gentillesse de réaliser, devait initialement être destiné à la réalisation d’une interview, la 100ème, symbolique, d’Estelle Le Bon.

3Une battante hors du commun, commerçante d’un institut de beauté (puis d’un deuxième maintenant grâce à sa libération), elle est libérée de la SS depuis le début de l’année. Son mari Tony (patron d’un garage de 19 salariés) est lui aussi libéré depuis quelques mois sur le conseil d’Estelle. Elle décide de libérer ses salariés depuis quelques semaines. Elle représenta le CSAPR lors du congrès National des libérés en métropole grâce aux sympathisants CSAPR qui participeront aux frais de son voyage. Son discours, bien léché, sur la situation économique catastrophique de l’île de la Réunion, elle le mènera tambours battant devant 750 personnes (une première pour elle) et sera applaudie à plusieurs reprises, et terminera sous un tonnerre d’applaudissements et une standing ovation.

Elle revient sur l’île de la Réunion Jeudi Prochain. Je ferai cette interview et bien plus encore.

4Avec Estelle le Jeudi Soir

Cette semaine s’annonce riche en rencontres sous signe de la liberté.

Je prends un temps de repos pour moi ce lundi, j’en ai besoin. Il fait très beau, la température de 28 degrés et les odeurs d’asphalte et de cuisine, me rappelle les années insouciantes de mon enfance, que je passais au bord de la mer pendant mes vacances. Mais je ne suis pas ici pour me dorer la pilule. La Réunion a son rythme, il faudra s’adapter. Le soleil se lève très tôt. Il n’y que 3 heures de décalage, mais c’est suffisant pour être légèrement déboussolé pour cette première journée.

Je fais la connaissance de Béatrice l’épouse de Éric et de leur adorable petite fille de 5 ans Margaux.

Première rencontre ce lundi soir avec le CSAPR, autour d’un apéro, je rencontre Jean-François, Michel, Jean-Noël.

5Les trois membres fondateurs avec Éric du CSAPR, se présentent bien volontiers sous la caméra. Nous avons affaire au noyau dur du collectif. nous mangerons pas très loin de chez Éric, en faisant le point sur la semaine à venir.

Jean-François constructeur dans le bâtiment, très à cheval sur la liberté, libéré du RSI depuis 3 ans. Il est le 2ème vice président de la chambre des métiers, un empêcheur de tourner en rond aux pinces bien affûtées dans un bocal de poissons rouges. La bête noire de la chambre des métiers.

Michel, transporteur routier, représentant du syndicat des transporteur, son fer de lance est la relance de l’économie de l’île par la libération des salariés. 30 % de pouvoir d’achat en plus grâce à la libération, en lieu et place des négociations des quelques euros qui bloquent souvent le travail dans la profession. Voila un vrai challenge a réussir pour cet homme déterminé, qui connaît énormément de monde sur l’île.

Jean-Noël, Entreprise d’électricité courant Fort/faible est le trésorier du collectif, il tient les dossiers à jour et traite les courriers du CSAPR.

Les 1ères interviewes sont dans la boite, nous rentrons, tard, chez Éric, tranquillement sous la chaleur de l’été débutant à ces latitudes. Je dormirai peu mais bien.

Mardi

Beaucoup de boulot sur les mails et FB…

Je fais connaissance avec les bureaux de l’auto-moto école d’Éric. Il passera toute la semaine à me véhiculer en prenant sur son temps de travail pour l’organisation des réunions de la semaine. Merci Éric.

Je prends pas mal de photos, dont celles de la 1ère 4×3 rétro éclairée. Action garantie. Je filme l’île en rush pour préparer le film.

6Je connaissais un peu Éric pour l’avoir interviewer le 15 juillet lors du tour de France. Je découvre un homme sympathique, investi, libre, calme, humble, extrêmement déterminé. Sans peur. Un Leader a n’en pas douter. La liberté à la Réunion est incarnée par Éric.

Je m’acclimate doucement, je fais la connaissance des voisins et des échoppes locales, petits restos, boulangerie, café, tout cela en terrasse bien sur.

La Réunion est accueillante, ce n’est pas une légende, on m’avait prévenu !!! les Réunionnais et Réunionnaises le sont encore plus. Le partage, l’accueil et l’hospitalité sont de mise ici. Je suis sous le coup permanent des invitations à manger, café, etc…

Les lumières de l’île sont intenses quand les nuages ne sont pas présents, en Breton qui se respecte j’en ai quelques uns dans mes bagages. Qu’à cela ne tienne l’île m’offre plus que de raison des paysages lumineux entre mer et montagne, dignes des plus belles cartes postales.

La situation économique de l’île est catastrophique, au détour de mes conversations, je croise les chiffres de mes connaissances avec la dure réalité du terrain. 850 000 habitants et un taux record de 30 % de chômage, dont 65 % pour les jeunes de moins de 25 ans.

L’île a un taux d’entreprise 3 fois moins élevé que la métropole, paradoxalement, elle est le premier département créateur d’entreprise…

Des zones urbaines désertées par les commerces, signe des temps ou l’assistanat prend le relais pour cacher une misère sociale qui finalement s’étale au regard des insulaires. Des « métros » comme on dit ici, qualifiés de « traîne savate ». Ils prennent l’avion à 3 ou 4 avec leur RSA et louent une petit baraque en tôle, à flanc de montagne, 2000 euros pour vivre au soleil et laisser passer le temps (c’est pas cher c’est l’état qui paie). La misère est moins dure au soleil (génération sacrifiée ?). L’île en plus de vivre des années sombres, récolte les fruits d’un laxisme politique économique digne des plus mécréants gestionnaires que l’humanité est engendrée.

Malgré tout il reste l’espoir que, le CSAPR digne relais du mouvement des libérés sur l’île, draine à chaque instant.

Radio Freedom rythme la vie routière ! L’île est entourée d’axes roulants, très peu de vélo, il faut prendre la voiture. Ça bouchonne mais globalement ça roule. La radio donne la parole à tous, un vent de liberté existe ici encore, la où tout est politisé bien plus qu’en métropole. Vous décrochez votre téléphone et Radio Freedom vous donne la parole envers et contre tous.

La presse libre : Je croise par hasard (?) Marc Lewitt, journaliste prolifique du JIR (Journal de l’île de la Réunion). il accepte de répondre à mon interview, vous en aurez la primeur dans quelques jours ici même. Les 2 quotidiens de l’île sont impactés par la vie politique, surtout en période électorale. Marc Lewitt dénote dans ce paysage : Une plume libre, acérée, un puit d’expérience, et une envie d’en découdre hors du commun. Marc Lewitt une clé de voûte de l’île ?

Mercredi

Réveil à 5h00 du matin (2 heures en métropole), nous devons traverser l’île pour nous rendre au TASS.

Éric, très prévoyant, préfère éviter les bouchons en passant par les tamarins et le chantier de la route littorale de très bonne heure, nous nous arrêtons à l’entrée de Saint Denis au café Rolland Garros (pilote réunionnais)… ptit dej… L’occasion de faire quelques photos… Il convoque le CSAPR devant le seul Tribunal de L’île à Saint Denis. Le CSAPR arrive en soutient vers 9H00, les journalistes sont présents, et tient une conférence de presse, expliquant qu’il ne se présentera pas devant ce tribunal sans avoir la liste du personnel assermenté.

7Un journaliste prend les paris qu’il sera jugé malgré tout. Celui-là même qui le « descendra » avec des chiffres honteusement faussés dans son torchon du lendemain. L’affaire est reportée par le juge au mois de Décembre… N’est pas journaliste/juriste/Lewitt qui veut.

J’en profite pour faire plus ample connaissance avec l’équipe, Tony le mari d’Estelle, et Jean-Philippe un boulanger de Saint Philippe. Après une séance itw et photos face au tribunal, nous déjeunons à quelques mètres de là, avec l’équipe en préparation de la première réunion de ce soir.

8Au détour d’une conversation, Jean-Philippe m’annonce être radié du RSI depuis 2012 et n’est plus dérangé depuis plus d’un an par « HERESIE ». Je lui demande de témoigner de cela face caméra, il accepte bien volontiers. Le courage est une vertu mieux ancrée sur l’île que dans bien des endroits que j’ai côtoyé depuis ma libération… il me promet de me montrer le document officiel rapidement. Chose qu’il fera 36 heures plus tard.

Postant cette vidéo Essentielle sur la chaîne YouTube des libérés, je suis stupéfait lorsque certains MP m’ont littéralement assaillis me demandant de prouver l’existence de ce document le lendemain matin (8H00 métropole) comme je l’avais promis !!!

Je le répète, cet homme de bonne foi, m’avait promis ce document, je lui ai fait confiance, j’ai eu raison de le faire, le  soir même j’avais ce document plastifié par Jean-Philippe entre les mains, me laissant tranquillement faire les photos que je souhaitais faire. MERCI JEAN-PHILIPPE.

2ème polémique ce document relate que le RSI va transmettre cette « radiation » aux autres organismes dont pourrait avoir à faire Jean-phillipe. La encore du bruit et des suspicions pour rien sur FB. Après quelques minutes de recherche Jean-phillipe me transmet le document prouvant l’existence de son inscription au registre du commerce à l’heure où je vous parle. Par courtoisie et respect de l’anonymat ce document ne sera pas public.

Jean-phillipe est radié du RSI par le RSI et ce de manière rétroactive en date de 2012. Et est inscrit au registre du commerce en tant que boulanger en 2015 et est assuré social européen depuis peu. Il peut enfin vivre debout, pour ne pas mourir à genoux. A l’heure où je vous parle, il nourrit son pays par son travail, et nourrit sa famille par le fruit de son travail 😉 J’étais très fier de lui serrer la main…

9Interwiew de Tony, puis photo de la 4×3 près du RSI.

Direction le port, les pécheurs sont ici les laissés pour compte de l’économie, les  subventions et tout le reste ont disparu peu à peu, provoquant le cataclysme que la pêche peut connaître en métropole. Mais à la grandeur de l’île cela est encore plus insupportable. Je souhaite interwiever quelques pêcheurs pour nous décrire l’ampleur des dégâts, mais ce n’est pas la bonne heure, et le pécheur que nous rencontrons n’a pas confiance. Il a déjà été trahit par une journaliste. Cette expérience lui laissant un goût amer, l’empêchera de m’adresser la parole. Dommage.

Plus vraiment le temps de tergiverser, direction notre première réunion à Saint Paul. Le temps d’arriver et de s’installer dans ce bureau et je constate comme le CSAPR que nous sommes peu nombreux. Qu’à cela ne tienne nous envoyons notre petite vidéo d’intro, et nous présentons tour à tour. A défaut de quantité, l’auditoire se révèle de qualité, les hommes et les femmes qui sont présents, veulent déjà franchir le pas, et comme d’habitude une dernière pichenette permet de franchir le cap. C’est chose faite ! Nous finissons la journée en bord de mer, à la terrasse d’une échoppe autour d’un carry et d’un aper’eau.

10La nuit noire et la pleine lune presque au zénith autour d’une tablée aux parasols « DODO lé LA » me font tout bizarre. Mélange d’action, de repos, de chaleur, de fatigue, d’accent, de bruit, de musique… entrecoupés de coups de téléphone à la métropole, me remettant mes problèmes du quotidien en pleine face… Étonnante soirée, il faut rentrer et faire la route inverse…

Jeudi

Temps de pause et tri vidéo déjà. Quelques interviewes dénonçant la corruption des collabos et rencontres des acteurs économiques de l’île, courtiers en assurance, présidents de syndicat,etc…Le temps va et le flot d’informations circule et arrive tant bien que mal, les contacts aussi et les explications de certaines situations relayées jusqu’en métropole également… Vous n’en saurez pas plus pour le moment.

Cette journée est plus calme, j’ai le temps de faire quelques vidéos complémentaires pour agrémenter le film en cours. RDV le soir pour la 2ème réunion à Saint Pierre, beaucoup plus de monde ce coup ci. Une très grosse attente de l’auditoire cosmopolite et beaucoup de professionnels de santé en attente de réponses à leurs questions, ont fait le déplacement. Le CSAPR prend un tournant définitif vers un mouvement populaire multi-professionnel en réunissant tous les corporatistes de l’ile et en les aidant à enfin retrouver la voix de la prospérité. La salle qui nous accueille est trop petite le temps de déménager sur le palier d’en face dans un magasin en construction et déjà la nuit tombe. La 1ère partie de la conférence est terminée, les questions fusent de toute part. Les sourires ne se font pas attendre sur les visages, le CSAPR apporte les solutions à celles et ceux qui sont venus les chercher. Le débat est soutenu, les réponses font mouche. Les réunionnais s’inscrivent. Pas la peine de réfléchir 107 ans. A la Réunion, la libération s’effectue en quelques heures. Constat alarmant dune économie au bord du gouffre ! Si en métropole certains ont encore le loisir de payer et de ricaner en nous disant d’aller au casse pipe “quand vous aurez essuyer les plâtres nous vous rejoindrons” : Ici ce luxe n’est plus de notre temps, c’est marche ou crève, un pied dans le ravin ! Ici il est temps d’agir, c’est ce que font les hommes et les femmes du CSAPR.

11Je constate avec effroi ce que sera dans quelques mois la situation économique de la métropole. L’île de la Réunion magnifie tous les sens et tous les problèmes. Sauver les hommes et les femmes qui travaillent dans notre pays c’est à cela que s’attachent celles et ceux qui s’activent au CSAPR,  Jean-François, Franck,  Éric, Estelle, Jean-Noel, Michel,  Jean-Philippe et bien d’autres se substituent avec force et détermination à un système qui devait protéger les françaises et les français.

Ce système absent du terrain et de la vie des hommes et des femmes, se concentre uniquement sur la spoliation du fruit de leur travail, de leurs richesses, de leur vie, et de leur âme. Ici l’heure n’est plus à la parlotte, au conciliabule et aux mises en demeure, mais bel et bien à ce que je ressens comme la révolution à venir :  la liberté de la protection sociale.

Les hommes et les femmes politiques de ce pays ne se rendent pas compte à quel point ils ont affamé le peuple, à quel point ils ont poussé jusque dans leur dernier retranchement, dans leur dernières ressources, les hommes et les femmes qui travaillent dans notre pays vers un esclavage qui ne dit pas son nom. La France doit se préparer à des heures graves, les politiques assis la où ils sont ne peuvent pas mesurer à quel point les français leur en veulent et ce qu’ils vont leur faire dans les mois qui viennent.

Excédé par ces fous étatiques, quelques Français passeront à  l’acte dans les semaines ou les mois à venir, provocant dans des lieux symboliques, différents carnages armes au point. Le personnel des caisses (RSI et URSAFF probablement) seront visés, les banques, probablement les assemblées, sûrement les tribunaux, feront les frais de cette politique de malade, orchestré par les techno-sociaux-etatiques. Et ces lieux seront les théâtres de la fin de mission de ces aveugles dogmatiques au sacro saint nom de la SOLIDARITE NATIONALE : Le partage absolu de la mort en bande organisé… Ce sera le début de la fin…

Quelques photos quelques itw notamment celle de Audrey salariée libérée de Estelle viendront conclure cette journée.

Vendredi

Éric me laisse la clé de sa voiture pour la journée et me donne rdv le soir même pour la 3ème réunion. Je dois voir ce matin Fabienne la salariée de Éric  pour pouvoir la libérer, elle aura un empêchement, ce n’est que partie remise. Je file jusqu’à Saint Benoit à l’Institut de Estelle, cela me permet de filmer un peu en  conduisant (je suis un dangereux terroriste) la route du littoral. Arrivant avant la coupure de midi, certaines clientes acceptent gentiment de se faire filmer pour agrémenter l’itw d’Estelle. Nous irons d’abord déjeuner en compagnie de Mélanie, sa première salariée dans un petit chinois à proximité. la vie politique très présente sur l’île, nous donne l’occasion de croiser diverses personnalités influentes : Estelle les connaît bien. Début d’après midi nous préparons son itw. Je la fais parler comme à l’accoutumé pour savoir comment orienter mes questions. Elle m’avoue s’être maquillée pour l’occasion, un comble très chère Estelle 🙂 la caméra se met en route quelques éclats de rire plus tard, je commence une des plus  belles itw que j’aurai à réaliser.

La 100ème voila nous y sommes les amis, c »est pour ce moment que vous m’avez expédié dans l’océan indien. Un pur moment de sympathie et de bonheur partagé grâce à vous et au sourire d’Estelle. Personnage attachant dynamique sincère et plein d’espoir que vous allez découvrir dans la vidéo ci jointe.

12Puisse un jour la France être à l’image d’Estelle.

Direction Sainte Clotilde pour la 3ème conférence. La salle que nous devions occuper fait l’objet d’un cours de danse. Nous utilisons donc la contre allée couverte pour notre conférence. Encore une fois moins de monde que prévu. Nous faisons avec beaucoup de discipline notre travail. Les professionnels de la santé se sont donné le mot, ils sont au rdv. Le débat se veut houleux, certaines personnes arrivées en retard, font part de leur peur inconsidérée de l’inconnu que représente le TASS. Auto conviction, auto hypnose et autisme égocentrisme ont du mal à résister à nos convictions et arguments. Les esprits s’échauffent, tout ceci fini dans le calme. Le CSAPR est fort et convaincant. Nous continuons cette soirée tardivement en passant par le centre ville illuminé de rose socialiste et ferons une escale au Baracuda pour nous sustenter. Retour au bercail rapide, rdv le lendemain à 9h au garage chez Tony, le mari d’Estelle.

13Samedi

Samedi matin 9 h nous avons rdv au garage Renault à Saint Benoit. Le CSAPR est au complet, notre réunion démarre avec la présentation de tous les membres, j’en profite pour faire quelques vidéos. Ambiance studieuse dans l’auditoire encore une fois les hommes et les femmes qui sont là ont déjà fait leur choix, la libération n’est qu’une question de jours. Les professionnels de santé sont encore les plus nombreux le CSAPR se renforce donc d’éléments essentiels appuyant sa crédibilité, si besoin était.

14Dernière journée sur l’île en ce qui me concerne, nous allons déjeuner dans l’ancien quartier où Estelle passa son enfance. Un petit resto tenu depuis peu de temps par des métropolitains nous accueillera pour notre déjeuner. Ce repas aura raison de moi la nuit suivante (le repas du condamné 🙂 ).

15L’après midi je la consacre à quelques emplettes frugivores que je ramènerai en métropole pour mes filles. Une soirée dans la famille d’Éric qui m’accueille comme un fils. Oui l’hospitalité ici n’est pas une légende. Je ne pourrai rien avaler tant le repas du midi commence à se battre contre moi. Quelques heures plus tard au milieu de la nuit, les boyaux tordus  je rends les armes, en me concentrant sur un sommeil léger pour finir cette longue nuit !

Réveil fébrile, je prend l’avion vers 9h, retour en métropole sur le tarmac à 17h30 Paris Orly. Éric Lacaille est présent comme à chaque fois pour me ramener à l’auberge des libérés.

Voici le récit de mon périple, je reviendrai soyez en sur car j’ai trouvé une terre d’accueil avec des gens épris de liberté, chose rare dans ce bas monde.

Je vous souhaite de vivre ce que je viens de vivre durant ces 12 derniers mois, ça s’improvise peut être, mais ça se vit surtout. La richesse de ces rencontres n’a fait que conforter chez moi la conviction que notre pays est grand, beau, courageux, travailleur et riche.

Le système de corruption et d’esclavage mis en place depuis 70 ans par certain dogmes a bientôt fini son ouvrage. Si la France ne reprend pas sa liberté, alors ce système lui fera rendre gorge, c’est la dure réalité que j’ai modestement pu constater sur le terrain.

Pourtant une seule âme, une seule volonté, un seul grain de sable, un seul de ces maillons a le pouvoir de tout faire renaître tel le phœnix. La France va sans doute brûler, mais renaîtra de ses cendres plus belle qu’elle n’était avant.

Et si cette âme c’était la votre ?

Merci La Réunion, Merci à vous tous pour votre combat, le notre, notre Liberté.
Nous sommes le mouvement des libérés, nous ne lâcherons rien, JAMAIS.

A mon père

Jean-Michel Le Bot
(07/11/2015)

2 COMMENTAIRES

  1. Bravo. On comprend mieux les conditions de cette île qui ressemble à un creuset pour expérience sur une France en modèle réduit. Après la libération sociale de la Réunion on n’imagine pas que la métropole puisse rester longtemps en dehors des lois européennes.

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