Depuis vingt ans ceux qui s’appellent désormais les Libérés n’ont pu en aucun cas bénéficier des garanties de l’État de droit. Qu’en déduire sinon que l’État se considère moins menacé par les terroristes islamiques que par les Libérés ?

manuel valls  »Il y a une ligne infranchissable : l’Etat de droit. » Manuel Valls, Premier ministre de la République française (Le Monde, 29 juillet 2016)

L’un des terroristes de Saint-Etienne-du-Rouvray était en liberté surveillée quand il est passé à l’acte le 26 juillet 2016. Le parquet avait bien requis son maintien en détention, mais la cour d’appel avait confirmé le 25 mars 2016 la décision de son maintien en liberté conditionnelle sous contrôle judiciaire.

Le terroriste profitera de sa liberté conditionnelle pour communiquer avec ses complices et égorger le prêtre Jacques Hamel célébrant la messe dans son église.

Le Premier ministre confirme peu après que la France est un état de droit et qu’elle entend le rester. En France l’État respecte strictement la séparation du législatif et de l’exécutif, comme il se doit dans toute démocratie.

Y compris quand il s’agit d’individus à dangerosité potentielle élevée.

N’étant pas soumis aux pressions de l’État (de droit), les juges gardent leur entière indépendance pour remettre de tels individus en liberté contre l’avis du parquet, avec les conséquences prévisibles pour la population.

Au delà de la responsabilité personnelle des juges et des responsables politiques dans cette affaire, il importe de s’interroger.

Concernant les personnes remettant en cause le monopole de la Sécurité sociale, pourquoi les pouvoir législatif et exécutif n’ont-ils jamais été séparés comme ils l’ont été dans cette affaire de terrorisme ?

Depuis des années les tribunaux des affaires de sécurité sociale rendent systématiquement des jugements conformes à la volonté de l’État (de droit ?) de contrer l’abrogation du monopole de la Sécurité sociale.

Cette abrogation est pourtant conforme aux dispositions européennes et a été transposée dans le droit français en 1994.

Depuis vingt ans ceux qui s’appellent désormais les Libérés n’ont pu en aucun cas bénéficier des garanties de l’État de droit.

  • Qu’en déduire sinon que l’État se considère moins menacé par les terroristes islamiques que par les Libérés ?
  • Ce « terrorisme » de la liberté est-il réellement une menace pour l’Etat français ?
  • Ne lui fournirait-il pas en réalité le prétexte pour encore plus surveiller et réprimer ceux qui n’adhèrent pas à toutes les prétendues « valeurs » du régime, en particulier les Libérés ?

Dès lors la voie pour mettre fin définitivement à ce régime nocif apparaît clairement.

Depuis 1946 le régime français repose sur le socle du monopole de la Sécurité sociale. Il s’agit donc d’un régime communiste.
La suppression de ce socle entraînera la chute du régime.

Qui obligera l’État à mettre en application les lois abrogeant le monopole de la Sécurité sociale ?

Les médecins libéraux ? Les négociations en vue de la nouvelle convention sont terminées et ils semblent se contenter d’une revalorisation de 2 (deux) euros de la consultation, deux euros sur dix ans. Le tarif de la consultation médicale restera parmi les plus bas de l’Union européenne.

Le tarif dit d’autorité n’a même pas été évoqué. Rappelons qu’il s’agit du montant dérisoire (0,68 €) du remboursement de la consultation d’un médecin non conventionné exerçant en France, alors même que ses patients cotisent à la Sécurité sociale à taux plein. La convention est donc bien ce qu’elle est : un racket !

Il ne semble pas apparaître à l’horizon un mouvement de déconventionnement généralisé des médecins libéraux susceptible de mettre fin au monopole de fait de la Sécurité sociale, et les médecins non conventionnés sont bien trop rares pour représenter une menace.

Ne restent donc que les Libérés pour chasser et punir ces vils politiciens et leurs laquais, ce qui permettra enfin d’affronter les graves problèmes de la France.
L’abrogation du monopole de la Sécurité sociale est bien le talon d’Achille de ce régime de plus en plus néfaste et de plus en plus dangereux.

Victor Saint-Gétorix

source : http://www.claudereichman.com/

1 COMMENTAIRE

  1. Les dernières heures du RSI sont comptées, comme en témoigne le dernier rapport de la cour des Comptes, qui estime qu’il coûte trop cher (on se demande bien à qui d’ailleurs).
    [http://www.ccomptes.fr/Actualites/A-la-une/Simplifier-la-collecte-des-prelevements-verses-par-les-entreprises]

    L’attente a de bonnes et saines vertus,
    Car du pêcher une fois dans le fruit, le ver tue.
    Ainsi « que veillons »-nous avec tant d’acuité,
    De recouvrer notre liberté mise au « cellier ».

Laisser un commentaire